> Les maladies du chien / L'hépatite contagieuse de Rubarth
1 - Définition
2 - Le
virus de l'hépatite de Rubarth
3 - Symptômes
4 - Lésions
5 - Diagnostic
6 - Pronostic
7 - Etiologie
8 - Pathogénie
9 - Epidémiologie
10 - Prophylaxie
11 - Traitement
12 - Législation

Aspect
en "peau d'orange" du foie d'un chien atteint d'hépatite
de Rubarth.
1 - Définition :
L'hépatite
contagieuse canine ou maladie de Rubarth est une maladie infectieuse,
contagieuse, inoculable, spéciale aux carnivores, se caractérisant
cliniquement par des symptômes généraux, une douleur
abdominale, et une réaction lymphoïde discrète.
Les espèces
affectées sont le chien, le renard, le coyote et l'ourson.

Le virus de l'hépatite de Rubarth.
Le
virus a été isolé en 1947 par Rubarth.
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2 - Le virus de l'hépatite de Rubarth :
Le virus
de l'hépatite de Rubarth est un Adénovirus canin de
type 1 (C.A.V.1).. Très résistant, il peut survivre
10 à 15 jours dans le milieu extérieur. La désinfection
fera appel au carbonate de soude.
Naturellement,
la maladie de Rubarth se traduit chez le renard par une encéphalite
: la maladie de Green.
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3 - Symptômes :
1/
Forme suraiguë : chez de très jeunes animaux,
la maladie peut être foudroyante. La mort survient sur des animaux
apparemment en bonne santé, en l'absence de tout symptômes.
2/
Forme aiguë : La maladie dure 8 jours avec une incubation
de 4-5 jours.
=> Une phase d'invasion de 48 heures se caractérise par
une hyperthermie (40°) : l'animal est prostré et ne mange
plus.
=> Une phase d'état apparaît pendant laquelle la température
redevient normale puis remonte à plus de 40° pendant 24
heures.
Apparaissent
alors :
- des symptômes digestifs dans 100% des cas : vomissements fréquents,
diarrhées pouvant être hémorragiques. La palpation
abdominale déclenche une réaction violente surtout au
niveau de l'hypochondre droit, en regard de la vésicule biliaire.
- des symptômes
oculaires dans 25% des cas : apparaît une conjonctivite aiguë
avec oedème. La périphérie de la cornée
n'est plus transparente et devient bleutée, puis l'ensemble
de la cornée prend cet aspect bleu. L'atteinte est généralement
unilatérale, pouvant néanmoins concerner parfois les
2 yeux. Cet oedème de la cornée est une complication
d'uvéite et non pas de kératite.
Les
symptômes oculaires peuvent diminuer en 8-10 jours sans séquelles,
ou parfois évoluer vers un glaucome.
- des symptômes
lymphoïdes : amygdalite, hypertrophie des ganglions sous-maxillaires
avec œdème de la gorge.
L'ictère
est un symptôme très rare. Les complications nerveuses
avec convulsions sont également rares.
3/ Forme subaiguë : vomissements, diarrhées,
symptômes oculaires, réactions ganglionnaires, évoluent
très lentement en 1 mois.
La
maladie évolue parfois selon une modalité particulière
avec apparition seule de signes oculaires par une "kératite
bleue" diminuant en 8 jours.

La "kératite bleue" de l'hépatite
de Rubarth.
4/ Forme inapparente : très nombreuses.
5/ Évolution : dans les formes aiguës
la mortalité atteint 40 à 50 % des individus par atteinte
hépatique.
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4 - Lésions :
Les lésions sont multiples :
-
Hémorragies et exsudats abdominaux et thoraciques.

Hémorragies gastrique et intestinale.
- Hépatite nécrosante : le volume du foie est augmenté,
sa couleur est rouge caractéristique, à surface granuleuse
d'aspect de peau d'orange.
- Œdème
de la vésicule biliaire avec augmentation de l'épaisseur
de la paroi.
- Hypertrophie
de la rate et des ganglions.
- Suffusions
des séreuses viscérales à disposition "en
peigne" caractéristique.
Au microscope,
on note :
- Des inclusions intranucléaires dans les hépatocytes,
les endothélium des capillaires en " oeil d'oiseau ".
- Une glomérulonéphrite.
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5 - Diagnostic :
=>
Diagnostic clinique : la présence des signes oculaires
rend le diagnostic facile.
Dans la
forme aiguë, le diagnostic est beaucoup plus difficile : hyperthermie,
symptômes digestifs et hypertrophie des amygdales et des ganglions
ne sont pas caractéristiques.
=> Diagnostic de laboratoire :
- La numération globulaire montre une leucopénie importante
( 2 à 3000 GB/ml), puis une leucocytose réactionnelle.
- L'élévation
importante des transaminases par destruction des hépatocytes.
- La mise en évidence
du virus par écouvillonnage des amygdales ou dans les urines
est peu utilisé..
- La mise en évidence
des anticorps neutralisants n'est possible qu'après 15 jours
de maladie.
- Une biopsie hépatique
échoguidée permet la mise en évidence d'inclusions
intranucléaires cernées par un halo clair dans les hépatocytes
caractéristiques de la maladie de Rubarth.
=> Diagnostic nécropsique : les hémorragies
multiples, aspect du foie en peau d'orange, l'œdème de la paroi
de la vésicule biliaire sont caractéristiques.
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6 - Pronostic :
Le pronostic
est très sombre chez le tout jeune et meilleur chez l'individu
plus âgé.
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7 - Etiologie :
Les matières
virulentes : sang, urines, le restent pendant plus de 200 jours.
Il n'y a
pas de contamination par aérosol : le virus doit être
ingéré.
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8 - Pathogénie :
Le
virus possède un tropisme pour les endothélium vasculaires
et les hépatocytes. La mort survien par coagulation intravasculaire
disséminée.
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9 - Epidémiologie :
La maladie
sévit dans le monde entier et ressurgit sporadiquement surtout
dans les communautés canines sur les jeunes animaux. La maladie
prend alors une allure très rapide et souvent mortelle.
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10 - Prophylaxie :
-
L'immunisation passive est possible par utilisation d'un
sérum préparé sur chien ou cheval par voie sous-cutanée
et protège 10 jours.
- L'immunisation active est très utilisée
: aujourd'hui la vaccination fait appel à des vaccins vivants
modifiés. Les résultats sont excellents. Le protocole
vaccinal est calqué sur celui de la maladie de Carré
: 2 injections à 3 semaines d'intervalle à partir de
la 8ème semaine avec un rappel annuel.
Les
réactions vaccinales (oedème cornéen) ont pratiquement
disparues depuis l'utilisation de l'adénovirus de type 2 comme
antigène.
La
prophylaxie sanitaire est peu pratiquée : les animaux
malades devraient en effet rester isolés pendant plusieurs
mois en raison de l'excrétion urinaire prolongée du
virus.
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11 - Traitement :
-
Traitement spécifique : la sérothérapie
reste d'un usage limité car efficace dans les seules premières
heures de l'infection.
- Traitement symptomatique : le traitement sera celui
d'une gastro-entérite, pour lutter contre les vomissements
et les diarrhées, celui des uvéites et visera à
rétablir les désordres hydroélectrolytiques.
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12 - Législation :
L'hépatite
contagieuse de Rubarth est visée par la loi du 22 juin 1989
et inscrite sur la liste des vices rédhibitoires.
Le
délai de garantie pour porter un diagnostic de suspicion est
de 6 jours à partir de l'achat.
Le délai de rédhibition pour introduire l'action auprès
du tribunal d'instance est de 30 jours à partir de l'achat.
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