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Les parasites internes / La dirofilariose
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- Définition : 2
- Épidémiologie : La dirofilariose est fréquente dans les régions où pullule les vecteurs : anophèles, culex, aedes. La répartition géographique est donc très vaste : Amérique du Nord et du Sud, DOM-TOM, Asie, Australie. En France, la dirofilariose est rencontrée sur le pourtour méditerranéen. En raison de son mode de transmission, la dirofilariose touchera préférentiellement les animaux vivants en extérieur. 3
- Le parasite : CYCLE :
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- Symptômes : PHASE INITIALE : Les symptômes sont peu spécifiques : fatigabilité, baisse de forme. L'animal tousse facilement puis de plus en plus. Lors d'infestation importante, on peut noter dès cette phase des syncopes et de l'hémoptysie. PHASE D'ÉTAT :
Les symptômes s'aggravent : toux, dégradation de l'état général, difficulté à
l'effort et récupération lente. Les muqueuses sont pâles, parfois cyanosées. Le pouls
fémoral est faible, un souffle de régurgitation pulmonaire est audible, ainsi que des
crépitements pulmonaires. L'hypertension pulmonaire provoque l'apparition d'un pouls
jugulaire rétrograde, d'ascite et d'dèmes. TROUBLES DE LA COAGULATION : ils se traduisent par des épistaxis, du méléna et des hémoptysies. EMBOLIE PULMONAIRE : c'est une complication spontanée de la maladie ou une complication faisant suite à un traitement de la dirofilariose. L'embolie pulmonaire provoque une brutale crise de dyspnée. FORMES NEUROLOGIQUES : au niveau du système nerveux, des thromboembolies ou des localisations erratiques de filaires, entraînent des manifestations neurologiques variables selon la localisation. FORMES OCULAIRES : la localisation d'une filaire dans la chambre antérieure ou postérieure de l'il entraîne des troubles oculaires. La filaire est visible à l'examen ophtalmologique. SIGNES CUTANÉS : prurit, dépilations, nécrose des extrémités. (oreille, queue) En fonction de la localisation aléatoire et erratique des filaires adultes ou immatures, il est possible d'observer divers syndromes atypiques. 5
- Diagnostic : La confirmation de l'infestation se fait par mise en évidence des microfilaires sanguicoles par étalement d'une goutte de sang ou par dépistage d'antigènes filariens circulants à l'aide de tests sérologiques spécifiques. 6 -
Traitement : Le traitement adulticide n'est entrepris que sur un animal soumis à un repos absolu et prolongé, après vérification de plusieurs paramètres sanguins. Ce traitement sera suivi 3 à 4 semaines plus tard d'une thérapeutique contre les microfilaires, après vérification de la restauration complète des fonctions hépatique et rénale. Il est parfois nécessaire de recourir à un traitement chirurgical lors de localisation de filaires adultes dans la lumière de certaines artères. 7
- Prévention : CHIMIOPROPHYLAXIE : il est possible de protéger les animaux sains introduits dans des zones infestées. Ces médicaments seront efficaces à 100% sur les stades larvaires avant leur évolution en filaires adultes. Il faut commencer le traitement 1 mois après l'arrivée dans une zone à risque et le poursuivre 1 mois après la fin de l'exposition. Une nouvelle présentation sous forme de pipette se révèle particulièrement pratique et efficace. 8
- Contamination humaine : Le cycle n'aboutit pas chez l'homme, il s'arrête généralement au stade larvaire 3 dans le tissu conjonctif. Parfois une migration dans la circulation veineuse est possible avec une localisation pulmonaire, provoquant un infarctus puis une nécrose. L'exérèse chirurgicale montre un nodule blanc et ferme responsable de la toux. L'homme ne constitue donc pas un réservoir de parasites pour le moustique |
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