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Les parasites internes / Les coccidioses

1 - Définition
2 - Épidémiologie
3 - Les parasites
4 - Symptômes
5 - Diagnostic
6 - Traitement
7 - Prévention
8 - Contamination humaine
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- Définition :
Les coccidioses sont des protozooses infectieuses et inoculables dues à la multiplication
et à l'action pathogène de parasites appelés : coccidies. Le terme de coccidiose
regroupe deux types de maladies différentes : les coccidioses digestives et les
coccidioses cystogènes (à l'origine de kystes dans divers tissus de l'organisme).
Les parasites appartiennent aux genres : Eimeria, Isospora, Cystoisospora, Besnoitia,
Sarcocystis, Hammondia et Toxoplasma.
Eimeria
Isospora
Toxoplasma
Sarcocystis
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- Épidémiologie :
Les coccidies sont des parasites spécifiques. Les coccidioses sont fréquentes dans les
collectivités et les élevages : un jeune chiot ou chaton sur trois présente des
ookystes dans ses selles.
L'ookyste sporulé offre une grande résistance dans le milieu extérieur et reste
infestant plusieurs mois.
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- Les parasites :
Les parasites sont nombreux, différents sur les plans morphologique
et clinique. L'identification du parasite est indispensable pour adopter des mesures de
prophylaxie appropriées
LE CYCLE :
Quatre cas doivent être distingués :
parasites évoluant chez
une seule espèce animale.
parasites nécessitant
deux hôtes différents pour leur développement.
parasites se développant
chez deux hôtes ou chez un seul.
cas particulier du
toxoplasme.
Le cycle évolutif le plus général présente une multiplication asexuée (schizogonie)
donnant des schizozoïtes infestants pour d'autres cellules, puis une multiplication
sexuée (gamétogonie) : la fécondation qui s'en suit aboutit à la formation d'ookystes.
Ces ookystes deviennent infestants au terme d'une transformation (sporogonie).
Eimeria : schizozoïtes
L'animal ingère les ookystes
sporulés par léchage du sol, d'objets souillés,
ou d'aliments contaminés :les sporozoïtes sont libèrés dans la lumière
intestinale.
Deux cas de figure peuvent alors se présenter :
ou le sporozoïte pénètre
une cellule intestinale pour se développer en trophozoïte puis se multiplier en donnant
des schizozoïtes.
ou il traverse la paroi
intestinale et envahit les ganglions, le foie, la rate où il forme des kystes sans
multiplication.
Kyste de Besnoitia
Hammondia : Kyste
Sarcocystis : kyste
Le genre
Toxoplasma n'est agent de coccidiose intestinale que chez le chat et agent de la
toxoplasmose chez le chat, le chien et l'homme. Le cycle du toxoplasme est très complexe
: chez le chat, au niveau des cellules intestinales se produit une schizogonie puis une
gamètogonie pouvant être à l'origine d'une diarrhée. Les ookystes sont émis dans les
selles. Dans le milieu extérieur, ces ookytes subissent une sporogonie pour devenir
infectants : ils peuvent alors contaminer un autre chat ou un hôte intermédiaire. Des
tachyzoïtes sont libérés et se multiplient activement. Ils ne sont plus spécifiques de
la cellule intestinale et peuvent parasiter toutes les cellules de l'organisme sauf les
globules rouges : foie, cerveau, poumon etc... C'est à ce stade que tachyzoïtes
infectants peuvent franchir l'utérus d'un femme enceinte et atteindre le ftus si
elle n'est pas immunisée.
Toxoplasme : tachyzoïtes
Le pouvoir pathogène des
coccidies s'exerce aux stades de schizonte et de gamonte, donc avant l'émission
des ookystes : la coproscopie est négative alors que l'animal est déjà malade.
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- Symptômes :
Chez les carnivores, les coccidioses de traduisent par une entérite banale parfois
hémorragique, sans incidence sur l'état général. Pourtant chez les très jeunes
animaux, les coccidioses peuvent prendre une allure grave et contagieuse au sein
d'une portée. On assiste alors à des symptômes gravissimes : hyperthermie, anorexie,
roubles nerveux et mort. La destruction des cellules intestinales est à l'origine de ces
symptômes.
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- Diagnostic :
L'âge, l'origine de l'animal, les symptômes seront des aide précieuses pour poser le
diagnostic. Seul le diagnostic de laboratoire pourra différencier une coccidiose d'une
entérite microbienne ou d'une parvovirose.
La coproscopie est l'examen de choix,
sachant qu'il ne faut pas exclure une coccidiose lors d'un examen coproscopique négatif,
puisqu'il n'y a pas superposition des symptômes et de l'élimination d'ookystes.
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- Traitement :
Le traitement est aisé et fait appel aux sulfamides intestinaux. Un traitement
symptomatique peut être instauré en fonction de la gravité du tableau clinique en vue
de rétablir l'état d'hydratation.
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7
- Prévention :
L'hygiène des locaux, la stérilisation des surfaces par la vapeur d'eau sous pression à
100°C, un nettoyage quotidien sont des mesures incontournables dans un chenil ou une
chatterie.
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- Contamination humaine :
Parmi les coccidioses des carnivores, seule la toxoplasmose présente un risque pour la
santé humaine. Il convient de bien garder en mémoire que le chat est loin d'être la
source majeure de toxoplasmes pour l'homme, que cette source n'est dangereuse que pour la
femme enceinte, n'ayant pas encore une sérologie positive en début de grossesse. Dans ce
cas précis, il conviendra de ne pas laisser la future maman s'occuper du bac à litière
du chat, mais surtout de se méfier des légumes mal lavés et des viandes mal cuites,
sources prioritaires de contamination.
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